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Mis à jour le 21/01/2013

Histoire des Jardins

Les jardins sont toujours d’ingénieuses créations humaines, et c’est pourquoi l’histoire des jardins est intimement liée à l’histoire de l’humanité.
Si l’on en croit les mythes fondateurs de la plupart des civilisations, l’humanité s’éveilla dans un jardin clos, planté d’arbres et de fleurs, remplis de fruitiers et rafraîchi par des sources claires.

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Entre mythe et histoire, l’Antiquité fait apparaître des jardins luxuriants des grands empires de Mésopotamie et d’Egypte tels que les jardins suspendus de Babylone.
Les jardins arabes, qui en sont les descendants, répondent eux aussi à des codes élaborés. L’eau y est l’élément essentiel, l’espace est structuré par un bassin central alimenté par des canaux et aqueducs.
La végétation y est dense et resserrée pour apporter ombrage et sérénité. Cette représentation du jardin influera grandement l’occident dès l’an Mille. Les jardins du Taj-Mahal à Âgrâ, (Inde) ou les jardins de l’Alhambra à Grenade (Espagne) figurent parmi les plus connus.

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Le XVème et XVIème siècle ont vu naitre les jardins de la renaissance Italienne avec leur régularité de formes, de plantations, avec des surfaces planes, des allées perpendiculaires, de justes proportions, des jeux d’eau, des statues et des grottes. Ils privilégiaient l’espace et la hauteur. Un des plus bel exemple est le jardin de la Villa d’Este à Tivoli (Italie).
Ce style qui lie sans conteste l’art et la nature permet une transition naturelle mais structurée, entre la maison et le paysage.

L’âge Baroque au XVIIème siècle fait évoluer les jardins vers une transformation des formes, un étirement des perspectives qui permet à l’œil de voir plus grand, plus loin que les simples limites du jardin. C’est sous le règne de Louis XIV que le jardin dit « à la française » marqué de façon décisive par Le Nôtre, voit son apogée avec les jardins de Vaux le Vicomte, des Tuileries et enfin de Versailles qui sont de véritables œuvres d’art.

Vers 1710-1730 les premiers jardins paysagers commencent à s’esquisser en Angleterre sous l’impulsion de Vanbrugh, Bridgeman, Burlington et Kent « l’ennemi des lignes droites » comme le nommaient ses contemporains. Irréguliers, souples et sinueux ces jardins se fondent naturellement dans le paysage, ils sont une image pittoresque et idyllique de la nature. Kiosques, temples, chemins tortueux et bosquets, pièces d’eau de forme diverses et souples en font l’harmonie et l’originalité. Stowe est l’un des premiers jardins paysagers anglais. Il fut planté en 1730 et influença l’évolution de ce nouveau type de jardins.

Après la deuxième guerre mondiale un changement notable est apparu dans la notion de jardin. Les jardins d’agréments, les jardins esthétiques, conçus pour le plaisir de leur propriétaire se sont démocratisés.

On trouve à partir de cette époque autour des maisons non seulement le jardin potager auquel tout le monde reste attaché, mais également un coin de gazon, de plate bandes, de plantation d’arbres pour le simple plaisir. La multiplication des pavillons, des lotissements permet à tout un chacun d’accéder à un espace de nature personnel dans lequel il mettra ses goûts ainsi que ses espérances.

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L’urbanisme galopant de la deuxième partie du XXème siècle ne peut apporter à tous un jardin privatif. C’est donc aussi le développement des squares, des parcs urbains qui permettent aux citadins de s’éloigner de la circulation et de trouver ponctuellement la paix et la sérénité.

Le coin d’espaces verts, l’oeuvre du paysagiste, attire les hommes des villes et tout autour du monde industrialisé, le métier de jardinier fait partie de l’histoire passée, présente et contribuera à l’avenir. [4]