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mur - muret - fondation
Mis à jour le 19/02/2013

Murs et murets

Le premier sentiment ressenti en découvrant le jardin passera par les murs qui l’accompagnent car ils imposent au visiteur leur style : moderne, en béton et aux arêtes vives ou ancien, en pierres irrégulières et moussues.
C’est un élément utile et esthétique qui pour être réussi doit être défini avec précision : hauteur, tracé, matériaux et techniques utilisées.
Sur un plan réglementaire ; la réalisation de ce type de travaux nécessite parfois une déclaration préalable. L’entreprise du paysage doit être assurée au titre de la garantie décennale aux ouvrages.

puceTitre.pngFonctionnalités des murs

puceStitre.pngLes murs peuvent avoir plusieurs fonctions

puceSStitre.pngMur de soutènement :

Dans un terrain en pente, il permet de compenser la dénivelée en soutenant la terre et ainsi d’aménager des surfaces plates au-dessus ou en-dessous du mur.
Ces ouvrages doivent être suffisamment résistants pour compenser la poussée de la terre et drainant pour éviter les accumulations d’eau souterraine.

puceSStitre.pngMur de clôture :

Il créé une protection contre les intrusions mais il peut aussi avoir un rôle pour préserver l’intimité du jardin.
Dans un potager ; il abrite du vent, accumule la chaleur et favorise un micro climat bénéfique aux légumes fragiles et aux fruitiers palissés.

puceSStitre.pngMur décoratif végétalisé :

Inventé et développé par Patrick Blanc

 [1]

Le mur végétalisé accompagne une construction verticale d’une cascade de plantes. Ces réalisations se sont répandues à travers le monde et aujourd’hui de nombreux fabricants ont développé leur propre méthode.
Créer un mur végétalisé nécessite de maîtriser cette technique pointue (solidité de l’ouvrage, choix des plantes et du substrat, irrigation, drainage, fertilisation) mais aussi d’en assurer la pérennité par un entretien soutenu qui nécessite aussi un budget en proportion. A réserver pour les réalisations de prestige.

puceStitre.pngTerminologie

puceSStitre.pngFondation :

La fondation du mur constituera sa base. Ses dimensions doivent être proportionnelles à la hauteur du mur et varient selon sa fonction (clôture ou soutènement).
Elle est réalisée en béton armé.

puceSStitre.pngFruit :

Certains murs de soutènement ont leur base plus large que leur sommet afin de mieux résister à la poussée de la terre. L’inclinaison de la face du mur visible se nomme le « fruit »

puceSStitre.pngRaidisseurs :

C’est un pilier en béton armé et lié à la fondation. Il permet de rigidifier un mur construit en éléments préfabriqués (parpaings, briques)

puceSStitre.pngPilier :

Construit généralement en bout de mur, ils supportent le portail ou la porte d’accès.

puceSStitre.pngChaperon :

C’est la couverture du mur qui protège sa partie supérieure. Elle déborde de part et d’autre et renvoi généralement l’eau vers le terrain du propriétaire du mur.

puceSStitre.pngLe muret :

Leur fonction principale est de soutenir les terres mais les murets créés aussi dans l’espace une série de lignes et de reliefs qui permettent d’encadrer un coin repos, de délimiter un dallage, d’accuser une dénivellation ou de souligner un mouvement de terrain.

puceTitre.pngLes matériaux

Le choix du matériau relève de l’harmonie avec les produits utilisés dans la construction du bâtiment ou des autres ouvrages : allées, terrasse, escalier…

Pour une meilleure intégration dans l’environnement ; préférez les matériaux régionaux et proches du chantier.

puceSStitre.pngPierres naturelles brutes, plates ou en barrettes taillée : La pierre de pays marque une attache profonde à l’identité régionale. Elle demeure rustique dans son apparence mais artistique par la science de son appareillage.
puceSStitre.pngBéton brut ou moulé : Béton coffré, brut ou architectonique (moulé, désactivé, lissé, teinté…) Economique, résistant et rapide de mise en œuvre, le béton est une solution pouvant répondre à toute les attentes d’un aménagement « design »
puceSStitre.pngBrique : Elle évoque la chaleur, le confort du jardin anglais. La brique souligne aussi les autres matériaux qu’elle accompagne.
puceSStitre.pngGalets : Le mur en galets permet des appareillages originaux créant des succession de lignes de galets à plats, dressés ou obliques… c’est toujours un travail d’orfèvre.
puceSStitre.pngPisé : Mélange de terre argileuse et de paille. cette construction nécessite de maîtriser les techniques ancestrales de préparation et de coffrage de ce matériau naturel.
puceSStitre.pngBois : Mur en bois ; les rondins ou les poutres sont dressées à la verticale ou posées à l’horizontale. La facilité de mise en œuvre permet de réaliser toute les idées originales de construction. Un atout supplémentaire réside dans la propreté des chantiers. Toutefois attention à respecter les techniques visant à bien drainer les sols afin de limiter le contact de l’eau stagnante avec le bois.
puceSStitre.pngGabion : c’est une armature en grillage métallique et inoxydable remplie de pierres. A l’origine, ils étaient utilisés uniquement pour consolider les berges des rivières et des fleuves. Très tendance, on les retrouve aujourd’hui dans de nombreuses réalisations. Leur facilité de mise en œuvre et la mécanisation de la construction permet d’obtenir rapidement et à moindre coût le rendu d’un mur en pierres naturelles. Le cadre métallique apporte aussi une grande originalité de style.

puceTitre.pngLes murs et leur mise en oeuvre

puceStitre.pngMur en parpaings et enduit

Economique, rapide à monter, fonctionnel mais avec une esthétique difficile à intégrer dans un jardin. A réserver pour les clôtures qui seront masquées par une haie ou les murets de faible hauteur noyés dans la végétation.

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Mise en oeuvre :

puceSStitre.pngTracez l’implantation de la fondation, décaissez le sol en place sur 0,40 m x 0,60 m,
puceSStitre.pngPosez l’armature de la fondation constituée d’un chaînage de fondation 0,20 x 0,30 m,
puceSStitre.pngMettez en œuvre le béton de fondation dosé à 250 kg/m3,
puceSStitre.pngPrévoir des piliers raidisseurs tous les 5 mètres,
puceSStitre.pngLe mur est construit en parpaings creux de 20 cm sur des joints de mortier dosés à 350 kg/m3,
puceSStitre.pngLe dessus du mur est couronné d’un chaperon deux pentes en éléments préfabriqués ou coulé sur place dans un coffrage,
puceSStitre.pngLes deux faces sont enduites,
puceSStitre.pngCe type de mur peut aussi être réalisé en éléments préfabriqués constitués de blocs de béton creux, imitation pierre.

Ils sont alors posés à joints vifs et remplis de béton dosé à 350 kg/m3 avec une armature en acier HLE 8 à chaque rang. L’aspect imitation pierre évite la mise en oeuvre de l’enduit.
Le couronnement est généralement en éléments préfabriqués assortis.

puceStitre.pngMur en béton banché

Le mur en béton peut être coffré à l’aide de simples planches ou de coffrages spéciaux moulant les effets désirés.

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Mise en oeuvre :

puceSStitre.pngTracez l’implantation de la fondation, décaissez le sol en place sur 0,40 m x 0,50 m,
puceSStitre.pngPosez l’armature de la fondation constituée d’un chaînage de fondation 0,20 x 0,30 m. Mettez en œuvre le béton de fondation dosé à 300 kg/m3,
puceSStitre.pngInstallation des coffrages et mise en œuvre du béton à 300 kg/m3,
puceSStitre.pngLe dessus du mur peut être couronné d’un chaperon ou laissé brut.
puceSStitre.pngLes faces peuvent aussi être traitées en désactivé, bouchardé, teinté…,

puceStitre.pngMur en briques

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puceSStitre.pngTracez l’implantation de la fondation, décaissez le sol en place sur 0,40 x 0,60 m,
puceSStitre.pngPosez l’armature de la fondation constituée d’un chaînage de fondation 0,20 x 0,30 m. Mettez en œuvre le béton de fondation dosé à 250 kg/m3,
Les briques sont bâties sur joint de 1 cm d’épaisseur avec un mortier bâtard 50% ciment et 50% chaux ou mortier prêt à l’emploi. Il est possible d’utiliser une baguette de bois de section rectangulaire de 1 x 1 cm préalablement mouillée qui sera alignée entre les rangs. Elle permettra de créer un gabarit pour obtenir des joints d’une épaisseur régulière. Le joint peut être laissé vif ou lissé à fleur de brique avec un mortier de même composition.
puceSStitre.pngLe dessus du mur peut être couronné d’un chaperon préfabriqué ou laissé simplement avec le dernier rang de briques posées sur champ,

puceStitre.pngMuret en pierres sèches

C’est la technique la plus ancienne ; un simple empilement de pierres sans liant mais qui requiert une technique et un savoir faire incontestable.
Pour une meilleure intégration du muret dans son environnement utilisez des pierres provenant d’une carrière proche du chantier ou en harmonie avec les matériaux constituant le bâti et les aménagements qui l’accompagnent.

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Mise en oeuvre :

puceSStitre.pngTracez l’implantation de la fondation, décaissez le sol en place sur 0,40 x 0,60 m,
puceSStitre.pngLa fondation peut être constituée par les puristes par de grosses pierres calées sur un lit de gravier tassé ou sur un simple béton de fondation dosé à 250 kg/m3,
puceSStitre.pngLes pierres sont bâties en les appareillant par calage successif et en respectant un fruit de 10 à 20 %. Des petites pierres de blocage peuvent aider à compenser les défauts d’assise mais en limitant au maximum leur utilisation pour un meilleur rendu. Les joints doivent rester à vifs et les plus étroits possibles.
puceSStitre.pngSi le muret à un rôle de soutènement de terre, il est possible de prévoir un coffrage sur sa partie arrière et de bâtir les pierres sur la face avant.

L’épaisseur du muret sera comblé avec un béton bâtard composé de 50% de ciment et de 50% de chaux. Dans ce cas il est aussi préférable de prévoir une armature dans la fondation et dans le béton d’élévation.

puceSStitre.pngAménager des espaces vides qui seront remplis de terreau et dans lesquels des vivaces basses de milieu sec pourront être plantées (Alyssum, Sédum, Joubarde…)
La partie haute peut être constituée d’une couche de pierres plates dépassant légèrement de l’aplomb du mur, appareillées sur le modèle d’un dallage et jointées au mortier pour donner à l’ensemble une protection et une plus grande solidité. Toujours pour les puristes ; il est possible de disposer sur champ des pierres taillées formant un chaperon dont la masse consolidera le mur en bloquant les pierres sur lesquelles elles s’appuient.

puceStitre.pngMur de soutènement en rondins de bois

Mise en oeuvre :

puceSStitre.pngLes rondins doivent être en bois imputrescible classe IV(chêne, robinier, châtaigner, mélèze ou traité en autoclave)
puceSStitre.pngTracez l’implantation de la fondation, décaissez le sol en place sur 0,50 x 0,50 m, en sachant que le rondin doit avoir 1/3 de sa hauteur calée dans la fondation.
Régalez au fond de la tranchée une couche drainante composée de gravier sur 20 cm de hauteur. Les rondins ne doivent pas être noyés dans le béton car l’eau de ruissellement emprisonnée entre le béton et le bois accéléra la dégradation du rondin.
Les rondins sont posés sur le gravier, côte à côte et calés verticalement à l’aide d’un niveau à bulle. Afin de consolider l’ensemble et de les lier les uns aux autres, il est préférable de les fixer sur une latte horizontale. Un béton sec de fondation dosé à 250 kg/m3 est coulé dans la tranchée puis tassé. Pour conforter l’aplomb du mur durant le temps du séchage il est important de caler régulièrement les rondins à l’aide de lattes.
puceSStitre.pngAprès séchage, un géotextile sera déroulé et fixé sur l’arrière du mur afin d’empêcher le ravinement de la terre entre les interstices des rondins. La partie arrière du mur sera remblayée en terre qui sera tassée en couches successives de 25 cm.
puceSStitre.pngEn milieu humide, il est utile de réaliser un drainage sur le fond de la fondation afin de favoriser l’évacuation de l’eau.

puceTitre.pngSources et liens

Pour la réglementation concernant la construction d’un mur reportez vous à la mémofiche "Permis de construire et autorisation"