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Mis à jour le 03/09/2013

Financement des véhicules

A chaque entreprise, sa solution de financement.

En effet, en fonction des objectifs financiers de l’entreprise (créer un patrimoine ou dégager une forte marge financière), de sa situation comptable (résultat, imposition, niveau d’endettement), de son environnement économique (taux d’emprunt, politique de relance) et de la confiance que lui accorde son banquier, il conviendra de choisir le financement qui sera le plus adapté à la situation.
L’expert-comptable peut être d’une aide précieuse dans le choix du mode de financement, car cette décision peut influer sur le futur équilibre du bilan et du compte de résultat de l’entreprise.

Il existe 4 modes de financements des véhicules : l’achat au comptant, le crédit bancaire, le crédit bail et la location longue durée (LLD)

puceTitre.pngAchat comptant

C’est la vision patrimoniale de l’entreprise.
L’entreprise est propriétaire du véhicule, elle en assure l’entretien et la revente.

puceStitre.pngAvantages

• L’entreprise est propriétaire de son parc automobile, ce qui renforce son patrimoine,
• L’entreprise ne paye pas les coûts financiers inhérents au crédit ou à la location,
• L’achat d’un véhicule est amorti sur 4 ou 5 ans,
• Possibilité de revendre le véhicule à tout moment,

puceStitre.pngInconvénients

• Les capitaux sont immobilisés dans un investissement peu stratégique.
• La gestion du parc véhicule est à la charge de l’entreprise (maintenance, réparation, organisation des révisions et des contrôles techniques).
• La revente peut entraîner des plus-values et ainsi des répercutions sur le montant des impôts.
• Le risque de vieillissement du parc dû aux difficultés d’organiser la revente. Des véhicules anciens peuvent subir des pannes ce qui entraîne des retards sur les chantiers. L’image de marque de l’entreprise se dégrade et les risques routiers augmentent.

puceTitre.pngLe crédit bancaire

L’entreprise achète le véhicule avec un crédit bancaire. Elle rembourse mensuellement le capital majoré des intérêts.
L’ensemble des coûts liés à l’entretien, à l’assurance mais aussi à la revente restent à la charge de l’entreprise.

puceStitre.pngLes avantages

• L’entreprise est propriétaire du véhicule ce qui renforce son patrimoine,
• Contrairement à l’achat comptant la dépense est étalée sur plusieurs années,
• L’investissement est déductible des bénéfices imposables.

puceStitre.pngLes inconvénients

• Le crédit auto augmente les dettes de l’entreprise et la prive d’une capacité de financement pour des projets plus stratégiques,
• La maintenance et la revente du véhicule restent à la charge de l’entreprise,

puceTitre.pngLe crédit-bail


Le véhicule est financé par un organisme de crédit en contre-partie d’un loyer mensuel et pour une durée convenue (entre 24 et 72 mois). Ce type de financement n’impose pas de limite de kilométrage. Le véhicule reste la propriété de l’organisme de crédit.
Le prix du rachat du véhicule est fixé lors de la signature du contrat. A l’échéance de celui-ci, l’entreprise à la possibilité d’acheter ou non le véhicule.
L’assurance, l’entretien sont à la charge de l’entreprise et sous sa responsabilité.

puceStitre.pngLes avantages

• Le coût du véhicule n’apparait pas en dette du passif de l’entreprise, ce qui libère la capacité d’endettement pour des investissements plus stratégiques.
• Les loyers du contrat apparaissent dans le compte de résultat ce qui permet de réduire le montant de l’imposition. Le véhicule peut être racheté à tout moment si le contrat le permet.
• Le bailleur peut parfois proposer des services d’entretien, d’assistance ou encore d’assurance.
• Si les conducteurs ont été soigneux et que l’entretien du véhicule a été suivi avec sérieux, le coût du rachat est souvent inférieur à la valeur du véhicule sur le marché de l’occasion.

puceStitre.pngLes inconvénients

• Il est souvent nécessaire de faire un apport initial,
• Le rachat des véhicules en fin de contrat et la difficulté de gérer la revente risquent d’entraîner le vieillissement du parc et ainsi l’augmentation des coûts de maintenance. De plus, des véhicules anciens déprécient l’image de marque de l’entreprise, ne valorisent pas les salariés et augmentent les risques routiers.
• En cas de vice caché, bien que l’assurance soit au nom du bailleur, c’est au locataire de faire les démarches afin d’obtenir réparation.
A noter que "le crédit-bail" est le terme réservé aux locations pour les entreprises alors que la "location avec option d’achat" (LOA) concerne seulement les particuliers.

puceTitre.pngLocation longue durée (LLD)


La gestion du parc est confiée à un prestataire qui assure le financement et propose différents services de maintenance (entretien, carte d’essence) et d’assistance (véhicule de remplacement, assistance, assurance).
Le contrat peut durer de 12 à 60 mois pour 10 000 à 150 000 km, en contrepartie l’entreprise doit s’acquitter d’un loyer mensuel.
L’entreprise qui loue le véhicule n’a pas la possibilité de l’acheter en fin de contrat, il doit être restitué au loueur qui ne l’acceptera qu’en parfait état. Les rayures, chocs, défauts d’entretien peuvent occasionner des frais de remise en état conséquents.

puceStitre.pngLes avantages

• La trésorerie ou la capacité d’emprunt est libérée pour des investissements stratégiques car aucun capital de départ n’est demandé.
• Les mensualités sont considérées comme des charges et sont déduites des bénéfices imposables dans la limite d’un amortissement non déductible de 18 300 €. Les dettes du bilan ne sont donc pas impactées, ce qui préserve la capacité financière de l’entreprise.
• La gestion du parc est externalisée et n’immobilise pas d’actifs,
• L’entreprise bénéficie des prix négociés par les loueurs qui achètent de gros volumes de véhicules,
• Les véhicules sont neufs, ils bénéficient de la garantie du constructeur, ils suivent les dernières réglementations sur le plan de la sécurité et de l’environnement. L’image de marque de l’entreprise se trouve confortée par des véhicules en excellent état et les salariés y trouvent une marque de considération.
• Le budget est maîtrisé car les charges de maintenance peuvent être lissées dans des loyers connus à l’avance. Les loyers sont généralement plus faibles que les mensualités d’un crédit bancaire ou qu’une LOA. Ainsi le coût de revient kilométrique tous frais compris d’un véhicule en location longue durée est plus économique que le même véhicule acheté au comptant (– 10 à -15 %).
• Le contrat peut être modifié en cours de validité. La gestion est ainsi facilitée.

puceStitre.pngLes inconvénients

• Le nombre de kilomètres à parcourir est fixé à l’avance, gare aux dépassements qui donneront lieu à des pénalités financières. Il est préférable de contrôler régulièrement le kilométrage des véhicules concernés et de faire modifier le contrat si besoin est,
• Il n’est pas possible d’arrêter un contrat LLD en cours,
• Certains coûts variables sont rendus forfaitaires, pas d’économie possible. Les frais de restitutions peuvent être élevés si le conducteur est peu soigneux.
Avec les frais annexes de maintenance et de restitution cette solution apparemment économique au départ (la location ne finance que la part du véhicule qui correspond à son prix moins sa perte à la revente – c’est le loueur qui prend le risque sur la valeur future de revente) revient parfois plus chère que les autres financements.
Ce choix concerne plus fréquemment les véhicules de fonction ou à usage commercial qui sont changés tous les trois ans et les entreprises ayant une flotte de véhicules importante (+ 50 VU) qui recherchent une offre complète de maintenance.
Pour éviter les frais de remise en état, les véhicules doivent être rendus en parfait état ce qui rend la solution LLD difficilement envisageable pour des véhicules de chantier.